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 Allons au théâtre !!

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douce teigneuse
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MessageSujet: Allons au théâtre !!   Mar 23 Nov 2010, 12:29

Une Lulu ordinairement scandaleuse
Reprenant la version originale de Wedekind, Stéphane Braunschweig s’échappe du mythe pour revenir à l’essence même de la pièce

Lulu de Frank Wedekind
Théâtre national de la Colline, à Paris


Il est des œuvres dont le souvenir de la découverte demeure si profond, si vivace, qu’on ne saurait imaginer les retrouver présentées d’une autre façon. Jusqu’au jour où un metteur en scène s’y emploie, proposant un regard qui se situe aux antipodes. Sur le moment, on se récrie, s’agite sur son fauteuil.

Pourtant, imperceptiblement, l’évidence s’impose : ce regard que l’on s’apprêtait à dénoncer comme celui de la trahison se révèle d’une justesse imparable et criante. Cette expérience, on peut la vivre aujourd’hui à l’occasion de la mise en scène de Lulu par Stéphane Braunschweig.

Achevée en 1894, plusieurs fois remaniée par crainte de la censure, divisée en deux histoires (L’Esprit de la terre et La Boîte de Pandore), mais jamais publiée ni jouée du vivant de son auteur, cette «tragédie monstre» raconte l’ascension puis la chute d’une demi-mondaine dans l’Europe de la dernière moitié du XIXe siècle.

En 1928, adaptant La Boîte de Pandore à l’écran, Georg Wilhelm Pabst immortalisa son héroïne sous les traits de Louise Brooks, femme fatale énigmatique, coiffée à la garçonne. Au théâtre, il a fallu attendre 1988 pour que l’Allemand Peter Zadek exhume la version originelle, avec la comédienne Susan Lothar, femme enfant à l’innocence perverse.

Ni femme fatale, ni femme enfant, sa Lulu est une femme ordinaire
S’appuyant à son tour sur cette première version (avec juste ce qu’il faut de coupes pour ne pas dépasser les quatre heures trente de spectacle !), Stéphane Braunschweig prend le contre-pied de ces deux images. Ni femme fatale, ni femme enfant, sa Lulu est une femme ordinaire. Croqueuse d’hommes et de fortunes, mais sans trouble sulfureux. Ses turpitudes, sans limites et sans nombre, paraissent, telles qu’elles sont illustrées sur scène, d’une banalité confondante, voire ridicules, sinon proches du cliché…

C’est ce caractère ordinaire qui, par un effet de trop-plein, provoque peu à peu le scandale. Comme si le vice, l’amoralisme, l’argent roi allaient de soi. Comme si le meurtre, le vol, l’inceste, la pédophilie, le commerce des corps, la drogue… étaient devenus la norme. Comme si le cynisme, le calcul, le mensonge, l’abus, la trahison… devaient ne plus choquer personne.

Par petites touches, c’est, tout autant la course effrénée de Lulu, une société malade que met en scène Stéphane Braunschweig. Commencée sur le mode du vaudeville, la représentation s’achève dans le tragique poignant d’une descente aux enfers. Le décor, succession d’intérieurs chics à la décoration « tendance », se métamorphose en innommable cloaque au dernier acte, à Londres, où Lulu, finira par succomber sous le couteau de Jack l’Éventreur.

Lulu, c’est Chloé Réjon, un rien palote dans la première partie, avant de se révéler bouleversante à l’heure finale du sacrifice, prise au piège d’un destin qu’elle s’est elle-même fabriqué. À ses côtés, une douzaine de comédiens se partagent une vingtaine de rôles. À commencer par ceux des hommes – père, amants, protecteurs, profiteurs, maîtres chanteurs… chacun à sa manière, exploiteurs sans vergogne de la « femme » (John Arnold, Philippe Faure, Thomas Condemine, Philippe Girard, saisissant en Jack l’Éventreur). Il faut citer encore Claude Duparfait. Travesti en homosexuelle vainement amoureuse de Lulu, il représente la seule figure d’humanité dans cet univers où l’âme n’a plus de place.

Didier MÉREUZE


Jusqu’au 23 décembre, à 19 heures. 01.44.62.52.52. Puis, en janvier, à Grenoble, Nantes, Toulouse…





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douce teigneuse
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MessageSujet: Le théâtre, plein feux   Mar 14 Déc 2010, 15:20

De même que la télévision ou l’opéra, le théâtre revêt, à l’approche des fêtes, ses habits de lumière

Curieusement, nombre d’établissements profitent de cette période de fêtes pour fermer leurs portes ! Ainsi, seul parmi les grandes scènes de Lyon, le Théâtre des Célestins s’apprête à accueillir le public avec le clown russe Slava ainsi qu’un Cabaret Brecht Tango proposé par Alfredo Arias. L’essentiel des propositions reste donc concentré à Paris. Alors que Les Naufragés du Fol Espoir sont toujours àl’affiche du Théâtre du Soleil à la Cartoucherie de Vincennes, et en attendant l’arrivée au Théâtre de la Cité internationale, à Paris, des héroïnes de Tournée, le film de Mathieu Amalric, avec le cabaret New Burlesque, voici un petit florilège de créations pour s’émouvoir, rire, pleurer, rêver un soir d’hiver, en famille…

Gogol façon Daumier


On connaît essentiellement Gogol par ses romans et ses nouvelles : Tarass Boulba, Le Journal d’un fou, Les Âmes mortes… Mais il est aussi un grand auteur de comédies. Féroce. Caustique. Dénonçant les tares d’une société russe où tout n’est qu’intérêt, calcul, mesquinerie. Ainsi Le Mariage, petit bijou qui raconte le malheureux sort d’une jeune fille courtisée par des prétendants tous plus idiots, bêtes, voire méchants les uns que les autres.

Le trait est juste, vif, acerbe, rappelant les caricatures de Daumier. C’est dans ce droit fil que Lilo Baur, metteuse en scène venue de Suisse, la donne à voir et à entendre, dans le tourbillon d’un mouvement permanent, entrecoupé d’images soigneusement arrêtées. Sous sa direction, les comédiens du Français (Clotilde de Bayser, Yves Gasc, Alain Lenglet, Julie Sicard, Catherine Sauval, Laurent Natrella…) s’en donnent à cœur et à corps joie. Insupportables, grotesques, ridicules. Touchants, aussi. On rit. Même jaune.

Théâtre du Vieux-Colombier , jusqu’au 3 janvier, à 20 heures. Rens. : 01.44.39.87.00.

Les Branquignols, version 2010


Compagnie habituée au théâtre en plein air, dans les rues, « 2 600 couverts » retrouve l’espace fermé du chapiteau, le temps d’un cabaret idéal. Ce qui ne signifie pas convenu. Certes, à travers cette soirée à L’Idéal Club, les numéros qui se succèdent sont ceux qui font traditionnellement le bonheur des amateurs du genre. Sauf qu’ici, les gentilles bêtes qui parlent par la bouche des ventriloques finissent par sortir des insanités sur les membres de la troupe et que les Indiens à plumes et tambours sont encerclés de cow-boys à revolvers et flûte menaçants…

On retrouve la même rigueur et le même humour très pince-sans-rire des Branquignols loufoques de jadis mais revisités à l’aune des années 2000. Avec, en prime, un final à rendre jaloux des producteurs de TF1 ou M6. Un délicieux contrepoint au vrai spectacle de music-hall qui se déroule juste à côté, dans le même théâtre, mais dans la grande salle, sous l’égide de Shirley et Dino.

Théâtre Silvia Monfort à Paris. Jusqu’au 9 janvier. Rens. : 01.56.08.33.88.


Feydeau mécanique


Écrite par Feydeau à 32 ans, Le Fil à la patte relate les heurs et malheurs d’un amant voulant se défaire de sa maîtresse à la veille de son mariage. Quiproquos, malentendus, coups de théâtre… La fameuse « mécanique » est en place. Sans s’embarrasser d’autres considérations, Jérôme Deschamps, nostalgique des riches heures de la Comédie-Française des années… 1960, la met en place. Le résultat fleure un tantinet le parfum suranné des soirées de jadis d’« Au théâtre ce soir ». À défaut de conduire jusqu’à la folie et aux dérèglements vertigineux de la logique, sa mise en scène fait la part belle aux numéros d’acteurs, à commencer par celui de Christian Hecq, clerc de notaire, chansonnier amateur.

Comédie-Française à 20 h 30, jusqu’au 18 juin, en alternance. Rens. : 08.25.10.16.80.

À lire : Feydeau, Nouveau cahier de la Comédie-Française n° 7

Conte pour enfants et leurs parents


Qui ne s’est laissé enchanter par la très morale histoire du Petit Chaperon rouge ? Qui n’a frémi à l’évocation du loup, mangeur de petites filles et de grands-mères ? Qui n’a poussé un « ouf » de soulagement à l’arrivée du valeureux bûcheron, terrassant les méchants, sauvant les innocents ? Le monde, ainsi raconté, n’est-il pas simple et beau ?

Un monde, cependant, que Joël Pommerat, en reprenant à son compte ce conte sans homme (pas de fils, de père ou de grand-père !), révèle plus sombre, plus trouble, plus inquiétant. Et par là même plus fascinant.

Dans un climat étrange de clair-obscur, il explore les arcanes des désirs inavoués et des peurs secrètes, de l’animalité en chacun de nous et des liens complexes au sein de la famille… Les chères têtes blondes ne s’y trompent pas, applaudissant à tout rompre, comme elles l’ont fait pour le Pinocchio, toujours adapté par Joël Pommerat, diffusé il y a peu sur Arte.

Théâtre national de l’Odéon , ateliers Berthier. Jusqu’au 26 décembre, 15 heures et 20 h 30.

Rens. : 01.44.85.40.40.

Eloize, le cirque rafraîchissant



Avec Rain, comme une pluie dans tes yeux, la troupe québécoise du cirque Eloize (prononcez «Eloaze» !) a parcouru le monde et déjà visité la France. Voilà donc une chance supplémentaire de découvrir ce spectacle merveilleux d’inventivité, de poésie légère et d’humour. Sur la scène, transformée en piscine géante, les artistes de diverses nationalités – Français, Américains, Ukrainiens et Polonais ont rejoint les membres fondateurs – s’en donnent à corps joie, jouant dans les flaques avec l’innocence des premières découvertes.

Trempés jusqu’aux os, ils invoquent les flots avec une frénésie communicative, sous les vivats d’une salle qui se mêlerait bien à la cérémonie aquatique. Il ne faut manquer sous aucun prétexte l’orage final de Rain : grandiose apothéose d’un spectacle qui dévoile ses effets en douceur, avec un confondant naturel.


Théâtre du Rond-Point à Paris. Du 16 décembre au 15 janvier. Rens. : 01.44.95.98.21

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douce teigneuse
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MessageSujet: Je vous invite !!!!   Ven 14 Jan 2011, 17:18


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