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 Cannes , un festival à l'écoute du monde

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douce teigneuse
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MessageSujet: Cannes , un festival à l'écoute du monde   Mer 11 Mai 2011, 10:46

Le 64e Festival de Cannes, qui s’ouvre mercredi 11 mai, réserve une place importante à des films en prise avec l’actualité du monde arabo-musulman.


L’Égypte est le premier « pays invité » du festival, qui inaugure un hommage annuel aux grandes patries du cinéma.

Deux films iraniens réalisés par des cinéastes menacés par le régime des mollahs ont été ajoutés à la sélection officielle.


Sous la plage, les pavés. Tel pourrait être le slogan de la 64e édition du Festival de Cannes qui commence aujourd’hui sous des auspices très politiques. La Croisette attend avec impatience de voir le film de Xavier Durringer sur l’accession au pouvoir de Nicolas Sarkozy.

La Conquête , présenté hors compétition le 18 mai, télescopera un hommage rendu le même jour au cinéma égyptien qui inaugure le principe de « pays invité ». Une façon d’évoquer les soubresauts politiques qui ont agité ce pays, dans la continuité de la révolution tunisienne. Celle-ci sera également évoquée à Cannes avec Plus jamais peur, un documentaire de Mourad Ben Cheikh sélectionné hors compétition.

Une table ronde sur le thème « Faire des films sous une dictature » témoignera du travail des cinéastes dans ces pays, mais aussi en Iran, dont le cinéma est fortement soutenu par Cannes. Deux œuvres de réalisateurs iraniens menacés par les autorités de leur pays ont été ajoutées à la dernière minute à la sélection officielle : Bé Omid é Didar (« Au revoir ») de Mohammad Rasoulof et In Film Nist (« Ceci n’est pas un film ») de Jafar Panahi.

« Cannes doit servir les films et les cinéastes »Critiques virulents du régime des mollahs, tous deux ont été condamnés à des peines de six ans d’emprisonnement et à vingt ans d’interdiction de travailler. Comme l’an dernier, un siège vide symbolisera l’absence de Jafar Panahi durant toute la durée du festival au Théâtre Croisette.

« La mission de Cannes est de servir les films et les cinéastes, explique Thierry Frémaux, délégué général du festival. Il se trouve que ces derniers ne vivent pas à l’écart du monde et en évoquent les joies et les douleurs. Cannes, légitimement, s’en fait l’écho. »

Caisse de résonance médiatique, le festival est « un attrape-tout qui mêle glamour et avant-garde, selon Michel Ciment, critique de cinéma et directeur de la publication de la revue Positif. Ce n’est donc pas étonnant que la politique s’y retrouve. »

Dans les années 1950, Cannes s'autonomise
Pour Jean Ollé-Laprune, historien du cinéma (1), la politique est inscrite dans le code génétique de la manifestation : « Avant la Seconde Guerre mondiale, le plus grand festival du 7e art était celui de Venise. Mais en 1938, la Mostra récompensait deux films de propagande : Les Dieux du stade de Leni Riefenstal et Luciano Serra, pilote de Goffredo Alessandrini.
Les autorités françaises décident alors de créer le Festival de Cannes dont la première édition aura lieu en 1946.
Jusque dans les années 1950, c’est le Quai d’Orsay qui l’organisait. Chaque pays avait un droit de veto sur la sélection s’il s’estimait offensé par un film. Nuit et brouillard était rejeté en 1955, à la suite de pressions d’Allemagne de l’Ouest. »

Petit à petit, Cannes a pris son indépendance, devenant maître de sa sélection. « Cette tradition d’associer le cinéma à la chose politique est liée à l’autonomie croissante qu’acquiert le festival », observe l’historien. Les événements de Mai 68 constituent l’une des étapes de cette politisation. Des étudiants et réalisateurs solidaires du mouvement parisien s’accrochent au rideau pour empêcher la projection de Peppermint frappé de Carlos Saura.

Choqués par l’éviction d’Henri Langlois de la Cinémathèque par le ministère des affaires culturelles, François Truffaut, Jean-Luc Godard, Claude Lelouch et d’autres cinéastes prennent la tête de la contestation. « Nous avons conquis de haute lutte en trente secondes le Palais des festivals et nous n’en sortirons que par la force des esquimaux Gervais », s’exclame Godard, parodiant Mirabeau. Le 19 mai, le délégué général Roger Favre Le Bret annonce l’arrêt du festival.

« Cannes n’est pas que politique »
Cette édition inachevée permettra tout de même de faire naître la Quinzaine des réalisateurs qui, avec la Semaine de la critique, ouvre la manifestation vers des continents inexplorés du 7e art.
L’Amérique du Sud en a profité, notamment le cinéma novo, nouvelle vague brésilienne dont le credo était « une caméra dans la main, une idée dans la tête ». Tournés durant la dictature militaire de droite, Terre en transe (1967) et Antonio das Mortes (1969) de Glauber Rocha ont tous remporté des prix sur la Croisette.

« Heureusement, Cannes n’est pas que politique car cette grille de lecture obscurcit souvent le jugement artistique, juge Michel Ciment. Le festival dérape quand il donne une Palme d’or à Michael Moore pour Farenheit 9/11 . »

Pour Jean Ollé-Laprune, « cette récompense n’est pas choquante dans la mesure où elle s’inscrit dans un mouvement documentariste grand public. Or Cannes est à l’affût de toutes les tendances artistiques. »

« C’est la grande tradition du festival que de présenter des “films politiques”, non parce qu’ils sont partisans, mais parce qu’ils ont le niveau pour figurer en sélection officielle, ajoute Thierry Frémaux. Certains remportent même la Palme d’or, à l’instar d’Andrzej Wajda et L’Homme de fer en 1981. »

(1) Cannes , co-écrit avec Yves Alion, Hugo Image, 2007, 35 €.





Affiche du 64e festival de Cannes mise en place sur le palais du festival, à Cannes, lundi 9 mai 2011

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douce teigneuse
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MessageSujet: Cannes 2011   Lun 16 Mai 2011, 14:07

Un « Artist » néo-muet au charme fou
Initialement retenu hors compétition et finalement appelé à concourir, ce film aussi singulier qu’épatant a ravi la Croisette.



Jean Dujardin et Bérénice Béjo. Leur duo rend un hommage ludique à l’âge du cinéma hollywoodien.


Film français, 1 h 40. En compétition.
Sortie prévue le 19 octobre

À l’heure où le monde du 7e art s’interroge sur l’avenir du cinéma, face à la révolution numérique, The Artist fait figure de clin d’œil aussi réjouissant qu’audacieux. Si Hollywood ne jure que par la séduction des effets 3D sur le public contemporain, c’est bien un film muet en noir et blanc, réalisé « à la manière de » par le Français Michel Hazanavicius, qui a emporté les festivaliers dimanche 15 mai.

À en juger par les applaudissements après la première projection presse du matin, ce long-métrage inventif et ludique, rempli de références et d’hommages à l’âge d’or d’Hollywood – ah, cette scène de portemanteau, tout droit venue d’un film de Frank Borzage ! –, devrait recevoir un accueil plus qu’enthousiaste.

On aurait pu s’attendre à un exercice de style ou, à l’inverse, à une comédie penchant vers le pastiche et le second degré, comme ce fut le cas pour d’autres réalisations de Michel Hazanavicius (OSS 117 ). Il n’en est rien.

Une réussite complète

Le cinéaste, remarquablement servi par le couple Jean Dujardin – Bérénice Béjo, offre au public un mélodrame à la structure narrative, au rythme et au ton identiques aux productions de l’époque.

Une histoire aux sorties humoristiques et aux surprises très bien vues, évoquant le sort malheureux d’une vedette du muet, au sommet de sa gloire en 1927 et incapable deux ans plus tard, par excès d’orgueil, de prendre la mesure d’une révolution qui le balaiera : le parlant.

Dans un chassé-croisé amer, il assistera pendant sa chute à l’ascension d’une petite starlette dont il s’était épris et qui avait gardé pour lui plus que de la reconnaissance…

L’entreprise était hardie et ardue, mais elle a viré à la réussite complète. Bérénice Béjo, qui confie s’être inspirée de Joan Crawford, Marlène Dietrich et Gloria Swanson, emplit l’écran avec grâce.

Jean Dujardin se mue avec complicité en Douglas Fairbanks, avant de rejoindre l’esprit d’un Gene Kelly. La mécanique du film fonctionne à merveille et rend bouleversante cette histoire d’amour sur fond de déchéance et de fin d’époque.

Spectacle populaire

Si Chaplin survécut à la première grande révolution technique du cinéma, il se résigna au parlant avec retard et non sans suspicion, puisque son Dictateur , prenant la parole pour pervertir les foules, faisait se tordre les micros de douleur.

Tout en offrant un réjouissant spectacle populaire, Michel Hazanavicius envoie un message confiant et enthousiaste à tous les amoureux du cinéma. Oui, après Avatar, on peut encore – et plus que jamais – faire vibrer une salle avec des images sans couleurs, des cartons et de la musique (confiée ici au compositeur Ludovic Bource).

Épatante, visible pour elle-même ou avec l’œil d’un cinéphile averti, The Artist est une œuvre unique, qui devrait se faire sans mal une place au palmarès.



ARNAUD SCHWARTZ, à Cannes


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MessageSujet: Le palmarès   Lun 23 Mai 2011, 15:40

Le 64ème festival de Cannes a pris fin avec la traditionnelle remise de la très convoitée palme d'or. Zoom sur le palmarès !




Le jury, sous la présidence de Robert de Niro, accueilli par une standing ovation du public du palais des festivals, a rendu son verdict.


C'est Jane Fonda qui remet le graal, la Palme d'Or dans un français parfait au film événement de cette quinzaine The Tree of life du réalisateur fantôme Terrence Malick.

Belle récompense pour Jean Dujardin qui reçoit Le prix d'interprétation masculine pour sa prestation muette dans le film The Artist après s'être agenouillé aux pieds de Robert de Niro : "C'est effrayant j'aimerai pas être à ma place. Maintenant je vais me taire parce qu'apparemment ça me réussit pas mal !"

Le grand prix du Jury remis par le réalisateur Emir Kusturica n'a pas trouvé un mais deux gagants ex-aequo : "Il etait une fois en Anatolie " réalisé par Nuri Bilge Ceylan et "Le gamin au vélo" film des Frères Dardenne, qui une fois n'est pas coutume ne remporte pas la Palme d'Or !

Kirsten Dunst, quant à elle, succède à Juliette Binoche et reçoit le prix d'interprétation féminine pour son rôle dans Melancholia du réalisateur polémiqué Lars Von Trier, rôle destiné initialement à Penelope Cruz.

Nicole Garcia quant à elle a remis le prix de la mise en scène à Nicolas Winding Refn pour Drive.

Le prix du jury remis par Chiara Mastroianni récompense le film français salué par la critique lors de sa projection, Polisse de Maïwenn. Minute de cinéma supplémentaire : la jeune réalisatrice a traversé la scène en courant pour remercier le jury et leur serrer la main avant de se répandre en remerciements mélodramatiques. Le 3ème long métrage de la jeune femme sortira en salles le 19 octobre.

La caméra d'or, qui récompense un premier long-métrage, remise par Marisa Parides est attribuée à Las Acacias de Pablo Giorgelli.

C'est l'actrice américaine Rosario Dawson qui a remis le prix du scénario au film Footnote de Joseph Cedar.

Côté court métrage, Michel Gondry et son jury ont attribué la Palme d'Or à Cross de Maryna Vroda.


Le jury de la sélection Un Certain Regard présidé par Emir Kusturica cette année a récompensé le long-métrage Arirang de Kim Ki-Duk







A l'année prochaine !!!!!! cheers cheers cheers

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